"Coeurs de Breizh" : on en parle !

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Dans le journal Sud Ouest, le 31/05/2011

 

Ces Bretons du Périgord

Dans les années 1920, plus de 2 000 familles ont quitté la Bretagne pour s'installer en Dordogne.

Sud-Ouest---Photo-art-du-31-05-2011.jpg

Le Breton Hervé de Guébriant est fait chevalier du Mérite agricole par Alain Hervé, en présence de l'abbé Mévellec et du chanoine Joncour (à gauche). ph. collection privée famille de Guébriant

C'est l'histoire d'un exil volontaire que la mémoire locale n'a retenue qu'à travers quelques lignes. Si l'évacuation des Alsaciens en 1939 vers la Dordogne parle à tous les Périgourdins, l'arrivée de 2 000 familles de Bretagne, dans les années 1920, est restée assez discrète.

À l'occasion des 90 ans de cette migration vers la Dordogne et le Lot-et-Garonne, le Pays d'Eymet propose trois journées Mémoires de pays, qui reviendront sur cet épisode à travers des témoignages (lire l'encadré).

« Aujourd'hui encore, le nombre de Bretons arrivés en Dordogne reste difficile à estimer. Il n'existe pas de statistiques officielles. Environ 2 000 familles sont venues avec cinq à six enfants, voire plus », rapporte Sylvain Le Bail, auteur périgourdin aux racines bretonnes qui raconte cette migration choisie dans son livre « Cœurs de Breizh », et qui sera présent à Eymet.

Paysans sans terre

À l'origine de ce départ de la Bretagne, il y a la crise de 1921. Après la guerre de 14-18, la Bretagne se retrouve confrontée à une forte demande de baux par rapport à l'offre. Le prix des terrains connaît une inflation terrible allant jusqu'à 80 %.

« Comme il n'y avait plus de terres pour tout le monde, les Bretons ont dû faire des choix. Certains ont quitté la Bretagne pour les États-Unis, d'autres se sont reconvertis ou sont partis à Paris », explique Sylvain Le Bail.

En 1920, les syndicats agricoles du Finistère lancent un appel à leurs homologues pour recenser les territoires où des terres sont disponibles. La Dordogne répond à cette demande. Le Lot-et-Garonne est également retenu.

« Après la guerre de 14, la Dordogne s'est retrouvée avec peu de bras pour retourner la terre. Ici, c'était tout le contraire de la Bretagne, le cours des terrains agricoles s'était effondré. Pour le prix d'un hectare en Bretagne, vous en aviez trente en Périgord », poursuit Sylvain Le Bail.

C'est sous l'égide de l'office central du Landerneau, devenu aujourd'hui Coopagri-Groupama-Crédit Mutuel de Bretagne, que la grande migration vers le sud va s'organiser sous la houlette de son président, le comte Hervé de Guébriant, et avec l'appui de l'Église.

Trente-sept paysans partent en éclaireurs en Dordogne en juin 1921. Ils sont accompagnés par trois « pilotes », Pierre Le Bihan, François Tynévez et l'abbé Lanchès, qui les aident à réaliser les démarches en français, alors que la plupart ne parlent que breton.

Un choc des cultures

Les familles bretonnes se regroupent par ferme, où les migrants ont souvent des contrats de métayers. On les retrouve dans le secteur de Saint-Astier, Sainte-Alvère, dans la vallée de l'Isle, La Double, mais aussi dans le Bergeracois, dans le canton d'Eymet et dans le Lot-et-Garonne voisin, dans les secteurs de Lauzun et Miramont.

« Ce fut un véritable traumatisme pour les familles qui savaient qu'elles ne reviendraient jamais sur leurs terres bretonnes, analyse Sylvain Le Bail. Ce n'était pas facile pour eux ici, ils étaient traités d'étrangers. Il y avait la barrière de la langue. »

Pour ne pas couper les Bretons de leurs coutumes, l'Église va maintenir le lien, notamment grâce à l'abbé Lanchès puis l'abbé Mévellec qui, en 1938, parraine à Bergerac l'Union bretonne du Sud-Ouest. Un aumônier est là pour recueillir la confession des fidèles en langue bretonne et un journal régional pour les immigrés bretons voit le jour.

Aux Périgourdins, les Bretons apportent la cuisine au beurre, alors qu'ici on ne jurait que par l'huile et la graisse d'oie. Ils introduisent aussi le labourage des terres avec des chevaux. « Ici, on utilisait les vaches. Pour les Périgordins, c'était très impressionnant de voir ces hommes qui commandaient leur animal à la voix », note l'auteur de « Cœurs de Breizh ».

« Très peu de Bretons sont repartis. Dès que la barrière de la langue est tombée, ils ont été bien intégrés », relève Sylvain Le Bail.

Quatre-vingt-dix ans après l'arrivée des premiers Bretons en Dordogne, il ne subsiste aujourd'hui que des patronymes à consonance bretonne, comme Le Cam, Prigent ou Le Bail, et des souvenirs de familles pour redonner vie à cette tranche d'histoire.

Lien web : http://www.sudouest.fr/2011/05/31/ces-bretons-du-perigord-413005-4720.php

 

 

Dans Ya !, mi-décembre 2009 :

Ya

Dans Le Démocrate, 9 juillet 2009 :



Dans Nous, Vous, Ille, octobre-novembre-décembre 2009 :



Dans Maison et Art de vivre en Bretagne, novembre 2009 :



Dans Campagne 47, distribué à tous les foyers du Lot-et-Garonne, octobre 2009 :



Dans Armor Info, bulletin de liaison des Bretons de Bordeaux et de la Gironde, octobre 2009 :



Dans Le fil de la terre, magazine trimestriel de la Coopagri, n° de septembre 2009 :



Dans La gazette du centre Morbihan, le 25 septembre 2009 :



Dans Le Peuple Breton, septembre 2009 :



Dans Sud-Ouest, le mercredi 15 septembre 2009 :



Dans L'écho de la Dordogne, le mercredi 9 septembre 2009 :



Dans Le Télégramme, édition de Châteaulin, le 27 août 2009 :



Dans Ouest-France, édition de Châteaulin, les 27 et 28 août 2009 :



Sur RMN fm, interview enregistrée le 27 août et diffusée sur leur site web :


Dans Ouest-France, édition de Concarneau, le 20 août 2009 :



Sur le site de l'Agence Bretagne Presse, le 14 août 2009, avec un commentaire de Marcel Texier :



Dans Le Télégramme, édition de Morlaix, les 7 et 9 août 2009 :




Dans Ouest-France, édition de Morlaix, le 6 août 2009 :



Dans les bannières publicitaires de la FNAC :




Dans Ouest-France, édition de Quimper, le 29/07/2009 :


Dans Le Télégramme, édition de Quimper, le 27 juillet 2009 :


Sur le blog de l'amicale bretonne de Sartrouville :




Dans Ouest-France, édition de Quimperlé, le 27/07/2009 :



Dans Ouest-France, édition de Pontivy, pages Guéméné-sur-Scorff, le 25/07/2009 :


Dans le Pontivy Journal, le 24 juillet 2009 :



Dans Le Trégor, le 23 juillet 2009 :



Dans Ouest-France, édition de Lorient, pages Lanester - Pays de Lorient, le 23/07/2009 :


Dans la newsletter d'Armor TV, le 23 juillet 2009 :



Dans Ouest-France, édition de Pontivy, pages Le Faouët - Guéméné-sur-Scorff, le 22/07/2009 :


Dans Ouest-France, pages Carhaix, le 22/07/2009 :



Dans Le Télégramme, Hennebont, le mercredi 22 juillet 2009 :


Dans Le Télégramme, pages Rostrenen, le 21 juillet 2009 :



Dans Ouest-France, édition de Lorient, pages Hennebont, le 21 juillet 2009.


Dans Le Télégramme, pages Pontivy, 20/07/2009 :


Dans Le Télégramme, pages Guéméné-sur-Scorff, 20/07/2009 :



Dans Ouest-France, édition Rennes 2, rubrique Paimpont, le lundi 20 juillet 2009 :



Dans Le Télégramme, Lannion, samedi 18 juillet :



Dans le Pontivy Journal, vendredi 17 juillet :



Dans Ouest-France, le mercredi 15 juillet 2009,
Edition de Ploërmel, rubrique Infos locales :


Dans Ouest-France, lundi 13 juillet 2009 :



Dans Ouest-France, le week-end du 11-12 juillet 2009

Dans l'édition de Rennes 2, rubrique Paimpont :


Dans l'édition de Centre Bretagne, rubrique Rostrenen :


Dans Le Télégramme, le week-end du 11-12 juillet 2009 :

Dans la rubrique consacrée à Pontivy :


Dans la rubrique consacée à Carhaix :


Dans la rubrique consacrée à Plélauff :


Dans Le Trégor, le 9 juillet 2009 :



Sur TV Rennes :


Sur Armor TV et dans sa newsletter : des livres à gagner !


Dans La Dépêche, le 1er juillet 2009 :



Dans le magazine Armor, supplément Horizons Bretons, n° de juillet 2009 :



Dans le magazine Bretons, n° de juillet 2009 :



Dans L'Hebdomadaire d'Armor, n°2870, semaine du 27 juin 2009.


Dans Le Télégramme, le 25 juin 2009, dans les pages dédiées à Landerneau :



Dans La Dordogne Libre, le 15 juin 2009, en dernière page :



Sur Anarvorig :

Dans la revue en ligne québécoise, Carrefour famille :



Le Rennais
, rubrique livres, juin 2009.




Ouest-France, édition Rennes 2, pages communes, rubrique Montfort sur Meu, n° du 22 juin 2009.



Les radios d'Aquitaine : Radio Bergerac 95Radio Vallée Bergerac, Radio 4 et CFM :
Emissions en direct les 22, 23 et 24 juin.

 
   
 
 



Le courrier français
, hebdomadaire de Dordogne, n° 3378 du 12 juin 2009.



Interview en direct sur Radio Orion (Aquitaine) le 8 juin 2009. Rediffusion le samedi 13 juin 2009. Radio diffusée en Aquitaine et sur Internet :


www.radio-orion.com


L'auteur en pleine interview.


Article paru dans Bretagne - Ile de France, n° 115, juin 2009 :




L'auteur a souhaité répondre aux questions posées par le journaliste dans son article. Voici donc ses réponses :

A l'attention de Gabriel Delahaye,

Tout d'abord, merci pour votre critique du livre.
Dommage simplement que nous terminions sur une note négative en forme de question  : "Espérons que c'est la seule omission !" Bien sûr que non, il y en a certainement d'autres ! Par expérience, c'est mon cinquième ouvrage historique, les lecteurs vous apportent toujours des éléments que vous ignoriez à l'époque de vos recherches, sans quoi la  recherche ne serait pas permanente, soyons humble, on en apprend tous les jours !
En ce qui concerne la période 39/45, je l'ai passé brièvement pour plusieurs raisons qui sont toutes aussi discutables les unes que les autres. Tout d'abord j'ai traité de cette période à quatre reprises dans des ouvrages importants (plus de mille pages au total) sur le secteur de la Dordogne. Je n'avais pas vraiment envie de remettre le couvert et, de toutes façons, je pense que l'on pouvait ainsi vite sortir du sujet, ce qui aurait ennuyé le lecteur. Sur le communiste Yves Peron, mon ami et journaliste à ses heures, J.J. Gillio, historien, a consacré une large rubrique dans sa thèse sur le communisme en Périgord. Comme nous échangeons régulièrement nos travaux, il m'a proposé bien évidemment de développer sur Yves Perron. Mais il n'est pas le seul, et je suis resté autant que possible dans les élus, pour n'en citer que quelques uns, issus de cette vague de migration paysanne. Il est vrai que je cite Yves Guéna, né à Brest, ancien maire de Périgueux, député, ministre et actuellement  sénateur, et (surtout) président d'honneur de l'Amicale des Bretons du Périgord. Vous savez comme moi que partir sur le terrain politique, même en ne faisant que des citations, nous entrainent parfois sur des sentiers glissants. Du reste, la preuve, même une ommission bien évidemment involontaire, peut engendrer des réactions. Mais que dire des nombreux paysans bretons, anonymes, qui ne sont pas cités et qui à mes yeux ont autant d'importance que ces grands noms de la politique. Cela dit, a contrario, lorsque j'ai mis la légende de la photo qui figure en page 246, j'ai bien pris la précaution de mettre tous les acteurs présents sur cette photo, toutes tendances confondues, et peut-être ne l'avez vous pas remarqué, avec une attention particulière pour Hubert Ruffe, fils de métayer, député communiste et grand défenseur de lacause paysanne (sic).
Votre critique est tout à fait justifiée mais cette ommission, comme il y en aura certainement d'autres, en Bretagne et en Aquitaine, n'est pas faite dans un souci partisan.
Ce travail apporte déjà beaucoup d'éléments nouveaux, notamment sur la crise de 1921, qui fut pour le monde paysan breton une véritable catastrophe sociale. Dans un souci de "lisibilité", j'ai d'ailleurs supprimé des dizaines de pages de recherches, recherches que personnellement je continue, et j'espère que sur cette base d'autres viendront compléter ce travail, y compris sur le rôle politique des élus bretons immigrés qui continuent, comme le maire de ma commune, Bernard Guérinel, le travail entrepris depuis quelques décennies. Mais ce sujet à lui seul mériterait une étude complète, ce qui n'était pas l'objet de mon travail.

Je vous remercie encore de cette analyse, j'espère que nous aurons l'occasion très amicalement d'en débattre. Kénavo.
Sylvain Le Bail.




Merci à la Librairie "L'Encre de Bretagne" (Rennes) qui nous met en première page de son site web :


Dans Le Ploërmelais, édition du vendredi 29 mai 2009 :




Dans Ouest-France, édition Lorient, pages Hennebont, le lundi 25 mai 2009 :




Dans le journal Sud-Ouest, le vendredi 22 mai 2009 :




Sur Radio Bro :

Intervention en direct enregistrée le 16 mai 2009, rediffusée le 23 et le 29 mai.


Jean Simon Mahé, animateur des émissions sur la Bretagne
sur Radio Bro à Paris :
"Ce livre se classe parmi les cinq livres traitant de la migration des Bretons."



Les Infos de Ploërmel, 20 mai 2009 (hebdomadaire) :



Ouest-France Ploërmel, le jeudi 14 mai 2009 :




Sur HitWest, le 15 mai 2009 :

Intervention de l'auteur et de l'éditeur.


En première page du site de Livre et Lecture en Bretagne :



Sur le blog : http://nicodesaintmalo.centerblog.net




Dans Ouest-France, le 13 mai 2009 :



Ouest-France, mercredi 15 mai 2009, dans les pages "Bretagne", toutes éditions :



Sur Radio France Armorique :

Intervention de l'éditeur à 17h45, le 11 mai 2009,  pour présenter le livre et annoncer son lancement.


Sur An Tour Tan :
Voir l'article complet : www.antourtan.org



Sur ViaOuest! :
www.viaouest.com/NEWS00fr-702.htm




Sur le site : www.errances.info




Paimpont en Brocéliande
, numéro 4, avril-mai-juin 2009